Au sujet des livres

Extrait n°3 : Face au miroir

"Soudain, il lui vint une idée. Bien que cela faisait très longtemps qu'elle n'avait pas usé de ces dons, elle se dit qu'ils lui seraient utiles pour se diriger au sein de la forteresse mystérieuse. D'un geste, elle fit apparaître une boule de feu entre ses mains, comme si elle n'avait jamais perdu ce qu'elle avait appris. Sa lueur lui permit de distinguer ce qui l'entourait. C'est avec surprise qu'elle constata que le couloir dans lequel elle se trouvait était incroyablement long. Elle poussa un long soupir et reprit sa marche, tournant la poignée de chacune des portes qu'elle voyait.

     Jusqu'à ce que l'une d'elle se mette à grincer, et que la porte s'ouvre. Bloodwitch esquissa un sourire, et pénétra dans la pièce après avoir fait disparaître sa boule de feu. Le soleil commençait à se lever, et les épaisses tentures aux fenêtres de la pièce laissaient une luminosité suffisante pour pouvoir distinguer correctement l'endroit. Il s'agissait d'une chambre, dont un grand lit à baldaquin trônait fièrement en bonne place. La Vampire s'en approcha afin d'apprécier le doux tissu dont il était recouvert. Son regard fut attiré par un objet qui répercutait la faible lumière qui traversait les rideaux de la pièce et qui venait de lui éblouir les yeux. C'était un miroir.

     Elle y découvrit son aspect, qu'elle n'avait de souvenir jamais vu. Pas particulièrement grande, elle était pourvue d'une longue chevelure d'une couleur noire comme l'ébène. Ses yeux noisette et son nez fin lui firent penser à sa mère de qui elle les tenait. Mais les cicatrices sur son visage, et les crocs luisants qui apparaissaient dès lors qu'elle ouvrait la bouche, lui rappelèrent un autre souvenir, celui qu'elle n'était plus une simple mortelle. Puis elle détailla ses vêtements. Cela faisait un moment qu'elle baladait sur elle un corset, et il avait tant servi qu'il était déchiré de toute part. A vrai dire, c'était un vrai miracle que la ficelle, qui lui permettait de le fermer, continue de tenir. Bloodwitch s'amusa de ce qu'il avait l'air aussi solide qu'elle l'était. Car oui, elle l'était, elle n'en doutait plus au vu de tout ce qu'elle avait traversé jusque-là, et les trous sur sa jupe ainsi que l'usure de ses bottes confirmaient les épreuves qu'elle avait endurées.

     Tout à coup, alors qu'elle se regardait toujours, elle sentit quelque chose se poser sur son épaule, sans qu'elle ne vit quoi que ce soit dans le miroir. Elle se retourna brutalement, et ce n'est qu'après la chute de Victor qu'elle comprit. C'est sa main qui s'était posée sur elle, seulement elle n'avait pu voir son reflet dans le miroir car lui était un véritable Vampire, ce qu'elle n'était pas elle-même, expliquant qu'elle pouvait se contempler. Elle resta debout, alerte, et le regarda se relever en grommelant."

 

Vous pouvez vous en procurer un exemplaire dédicacé en cliquant ICI.

Extrait n°2 : Instinct de survie

"Quand elle en sortit, l'aube était là. Elle regarda autour d'elle, sentant une angoisse monter. Fort heureusement, elle aperçut au loin une maisonnée, elle avait là son abri pour la journée. Hélas, au fur et à mesure qu'elle s'en approchait, elle constata que de la fumée s'échappait de la cheminée. Quelqu'un vivait donc là, et il s'agissait forcément d'un mortel. Bloodwitch s'approcha tout de même, en prenant garde de ne pas être vue. Elle arriva enfin à hauteur de la maisonnée, et elle jeta un œil par l'une des fenêtres. Non seulement elle reconnut l'apparence d'un homme, mais il n'était pas seul. Il y avait également une femme et un enfant qui ne semblait ne pas avoir l'âge de marcher. Elle n'avait plus le choix, il lui fallait s'abriter rapidement, car le soleil commençait déjà à caresser les champs de ses rayons.

     Alors elle frappa poliment à la porte, espérant pouvoir se faire passer pour une voyageuse quelconque cherchant juste un lieu pour se reposer quelques heures. C'est la dame qui lui ouvrit, néanmoins celle-ci était tellement méfiante que Bloodwitch ne parvint pas à la convaincre de la laisser s'introduire à l'intérieur. Devant son insistance, l'homme se présenta dans l'encadrement de la porte et incita l'intruse à partir. Bloodwitch sentait le soleil lui chauffer dangereusement la peau, et elle ne trouva aucune autre idée que de se jeter sur l'homme afin de se mettre à l'abri. Celui-ci la rejeta si violemment que son crâne heurta le bord de la table à manger. Bloodwitch porta une main derrière sa tête et gémit de douleur, découvrant par mégarde ses crocs. La femme se mit à hurler avant de se précipiter sur son enfant pour le protéger, et l'homme s'empara de son fusil de chasse laissé non loin de l'entrée.

     Bloodwitch comprit qu'elle ne pouvait lui laisser la vie sauve, aussi se rua-t-elle sur lui pour l'empêcher de tirer. Une balle était incapable de la tuer, mais elle savait que s'il parvenait à lui en loger une quelque part, elle deviendrait assez faible pour qu'il puisse la jeter dehors, en proie au soleil. Elle n'hésita pas et lui brisa la nuque sans autre forme de procès. L'homme tomba raide mort, sous un cri déchirant venant à la fois de la mère et de l'enfant qui, malgré son jeune âge, avait l'air de bien concevoir ce qu'il venait de se passer. Bloodwitch ramassa le fusil tombé à terre, et se tourna vers les survivants.

     – Par pitié, implora la femme en pleurant, laissez-nous tranquilles !"

 

Vous pouvez vous en procurer un exemplaire dédicacé en cliquant ICI.

Extrait n°1 : Hollow Wind

"La Vampire était exténuée. Son exil l'avait menée bien au-delà de ses terres d'adoption, aux abords d'une cité inconnue, suite à des mois de marche et de fuite de l'astre solaire. Les souvenirs de ce qu'elle avait vécu à Pandémonia la hantaient inlassablement, elle ne parvenait aucunement à s'en défaire. Avoir retrouvé son âme, perdue au moment de la résurrection de l'un de ses fils, lui infligeait tellement de mal qu'elle aurait presque préféré rester cette créature sanguinaire qu'elle était devenue alors. Celle qui, dépourvue de tout sentiment, se plaisait à vider avec délectation le sang des nombreuses victimes qu'elle produisit.

     A présent, dès que ses yeux se fermaient, elle revivait ces instants détestables qu'elle avait pourtant su apprécier quand elle y était. La torture, l'hémoglobine, la supériorité, elle n'en voulait désormais plus. Si elle le pouvait, elle se transpercerait le cœur elle-même, juste pour faire cesser ce supplice de chaque instant. Pourquoi subissait-elle des tourments si nombreux ? Qu'avait-elle fait de mal pour devoir supporter ces visions, tellement réelles qu'elle entendait toujours résonner les hurlements de peur et de douleur de ses victimes ?

     Elle était éreintée, il lui fallait cesser sa course folle sans objectif vers l'inconnu. Pandémonia était très loin derrière elle, elle avait parcouru un nombre incalculable de kilomètres, tant et si bien qu'un village inconnu se présenta à ses yeux, un panneau à son entrée. Il y était inscrit le nom d'un lieu qu'elle ne connaissait aucunement. Hollow Wind. Elle décida d'y effectuer une pause avant de se rendre ailleurs. Mais où ? Elle l'ignorait. En effet, depuis le début de sa fuite, elle ne savait que faire, elle n'allait que là où ses pieds la dirigeaient.

     Hollow Wind lui sembla un endroit parfait pour se reposer un temps. Elle venait de finir la traversée d'une forêt beaucoup plus sombre et dense que celle qui entourait Pandémonia et qu'elle connaissait pour l'avoir parcourue maintes fois. Cette forêt-ci était différente, il s'en dégageait un parfum de mort particulier. Il suffisait effectivement de s'éloigner du petit sentier qui la traversait pour apercevoir des cadavres pendus aux arbres çà et là. Sans doute les victimes de chasses barbares dans le goût de Vampires trop attirés par l'hémoglobine.

     Les corps de la plupart des cadavres était effectivement secs, certains n'avaient d'ailleurs plus qu'une peau grisâtre sur les os, tandis que d'autres étaient en pleine décomposition, au point que l'on pouvait en apercevoir le squelette à vif. Le tout dégageait une odeur effroyable qui était parvenue jusqu'aux narines de Bloodwitch. Elle avait par conséquent émis une grimace avant de fermer les yeux, et d'être encore assaillie par une de ces visions qui s'emparaient régulièrement d'elle depuis que son âme lui était revenue."

 

Vous pouvez vous en procurer un exemplaire dédicacé en cliquant ICI.

Extrait numéro 2 : Qui est Gwendal

"Quand Silvana reprit ses esprits, après une chute interminable, elle était au milieu de son salon. Seulement, était-ce bien sa maison, n’était-elle pas encore dans une réalité déformée ? Ce qui la rassurait néanmoins, c’est que Gwendal était toujours à ses côtés. Il reprenait doucement ses esprits lui aussi. Elle ne le connaissait ni d’Eve ni d’Adam, néanmoins elle se sentait davantage en sécurité d’avoir quelqu’un auprès d’elle. 

Tout à coup, alors qu’ils tâchaient tous deux de se remettre des évènements qui venaient de leur arriver, Idril fit irruption au seuil de la pièce. Elle reconnut Gwendal au premier coup d’œil et se jeta immédiatement sur lui. Il fallut un moment au jeune homme pour comprendre de qui il s’agissait. Voyant à quel point elle semblait heureuse de le voir, Silvana proposa à ce dernier de rester avec elles. De toute façon, où pouvait-il bien aller ?

Le regard de la jeune fille se posa ensuite sur la table. Les fleurs n’étaient plus là. Hortense entra dans la pièce à ce moment, et posa le vase désormais vide sur la table. Silvana était bel et bien de retour chez elle, comme si rien ne s’était passé. Elle était désormais plus décidée que jamais à régler son compte à l’Eliminati.

Le lendemain matin, elle ne fut pas surprise en se réveillant de se rendre compte que Gwendal était toujours là. Cependant, aucune trace de son père, ni d’Idril, ni d’Hortense. Des bruits de casseroles provenant de la cuisine la rassurèrent. Dans la chambre, il ne restait plus que Gwendal et elle. Il était profondément endormi, d’un repos qu’elle estimait bien mérité. Il ne descendit au salon que plusieurs heures après que Silvana ait rejoint ses sœurs et son père, visiblement encore mal réveillé en ce dimanche matin. Gwendal décida de passer sa journée à tourner en rond à travers toutes les pièces de la maison, « pour m’habituer » comme il expliqua lui-même. Cela faisait bien trop longtemps qu’il n’avait pas vécu une vie normale, entouré de gens normaux. 

Quelques jours plus tard, alors que ses sœurs et son père venaient de partir faire quelques emplettes, Silvana et Gwendal profitèrent de leur premier véritable tête à tête depuis qu’il avait intégré leur vie. Il lui parla un peu de lui. Il raconta n’avoir jamais connu sa mère, en posséder seulement une photo qui était malheureusement restée à l’intérieur de la maison des enfants du Diable. Bien que consciente des risques que cela impliquait, Silvana lui proposa d’y retourner un jour prochain, afin de récupérer cette photo. Sa propre image maternelle avait beau être bancale, elle comprenait ce besoin que Gwendal avait de retrouver sa mère. 

Il parla ensuite d’Idril. En écoutant ses dires, Silvana perçut à quel point ils se connaissaient bien tous les deux. Quand elle poussa la curiosité jusqu’à lui demander s’ils avaient eu une aventure, il commença à bégayer avant de se reprendre et d’expliquer qu’il était effectivement sorti avec elle, bien avant qu’il n’intègre le cercle des enfants du Diable. Il n’était pas encore majeur et vivait dans sa famille, non loin du fief de l’Eliminati. Il avait croisé la route d’Idril alors qu’elle plantait des fleurs aux abords de la maison maudite. Il avoua s’être laissé enrôler au sein des enfants du Diable pour être auprès d’elle, mais ne l’avait jamais recroisée à l’intérieur, celle-ci ayant été monopolisée par l’Eliminati dès lors qu’il s’était rendu compte qu’elle fréquentait des humains ne faisant pas partie de ses sbires."

Vous pouvez vous en procurer un exemplaire dédicacé en cliquant ICI.

Extrait numéro 1 : Une nuit étrange

"C’est à ce moment que tout bascula à nouveau. Les lumières s’éteignirent d’un seul coup comme la veille, il fit tellement noir que l’on n’y voyait plus rien. Silvana interpella sa demi-sœur pour lui demander de la rejoindre, mais elle n’obtint pas de réponse. Elle fit tout d’abord le tour de la pièce à l’aveuglette, mais elle dut se rendre à l’évidence, Hortense avait disparu. Elle tenta donc de rejoindre l’escalier sans trop se cogner, pensant que sa demi-sœur était peut-être déjà montée à l’étage. Elle finit par retrouver les marches au bout d’une bonne demi-heure de tâtonnements. Elles n’avaient pas disparu, ou elles n’en avaient pas eu le temps. La jeune fille commença à grimper les marches à quatre pattes pour ne pas faire de bruit. Ne sachant à quoi s’attendre, elle préférait se faire discrète.

Arrivée à l’étage, elle ouvrit la porte de la chambre et appuya sur l’interrupteur. Pas de lumière, bien entendu, elle n’aurait pas dû s’attendre à ce qu’elle s’allume. Elle appela Hortense, qui ne répondit pas. Elle se mit alors à ramper jusqu’à son lit, tout en pensant à sa demi-sœur, et elle plongea entre ses draps dès qu’elle les atteignit, afin d’essayer de dormir.

Mais, tout comme la nuit précédente, des bruits inquiétants troublaient le silence dès qu’elle fermait les yeux. La différence avec la veille, c’est que Silvana était maintenant toute seule. Après un bruit soudain auquel elle ne s’attendait pas, un réflexe la fit se redresser sur son lit, ce qui eut pour effet de faire taire toute sonorité alentours. On aurait dit que quelque chose ou quelqu’un surveillait le moindre de ses faits et gestes, et agissait en conséquence.

Quand la jeune fille s’allongea à nouveau, l’ambiance si oppressante de la maison reprit de plus belle, avec ses manifestations sonores qui la dérangeaient tant. Néanmoins, elle prit la décision de ne pas y prêter attention et de tenter de s’endormir malgré cela, oubliant qu’elle disposait de deux briquets au fond de la poche de son jean. Briquets qui lui auraient été bien utiles pour vérifier d’où tous ces bruits pouvaient bien venir. Elle était tellement paniquée qu’elle n’y avait pas pensé.

Quand elle rouvrit les yeux le lendemain, et cela était à prévoir, tout était redevenu normal. Il était dix heures selon son réveil, elle avait réussi à faire une grasse matinée malgré la peur panique qui s’était emparée d’elle la veille. Soudain, elle repensa à sa demi-sœur : qu’était devenue Hortense ?"

Vous pouvez vous en procurer un exemplaire dédicacé en cliquant ICI.

Mon histoire

J'ai dû naître avec un stylo et du papier dans les mains. En effet, dès mon plus jeune âge j'ai été attirée par le monde de l'écriture. Un univers dans lequel je pouvais imaginer tout ce qui me passait par la tête, un jardin secret au sein duquel toute idée folle me traversant l'esprit pouvait prendre forme, où l'imaginaire devenait presque réel à mes yeux. L'écriture, pour moi, est synonyme d'évasion. Ce que la vie ne permet pas, la littérature le réalise, et j'ai besoin de ça pour me sentir vivante.

Le premier auteur qui m'a plu est Molière. Ainsi, dès l'âge de 8 ans je me retrouvais à créer mes premières pièces de théâtre. D'un style fort maladroit, j'ai pourtant fait mes premières armes de cette manière. Le théâtre m'a tant suivi que durant mon adolescence, je m'y suis mise au sens propre. Et, forcément, je me suis dirigée vers des études littéraires. J'ai pu découvrir ainsi de nouveaux coups de coeur tels que Baudelaire pour la poésie, Jean Giono pour le roman, Nietzsche pour la philosophie... mais aussi Victor Hugo, la Comtesse de Ségur ou George Orwell. Et plus récemment, Anne Rice ou encore Stephen King.

Durant mon adolescence, j'ai élaboré une bande dessinée, que j'imaginais comme une suite à un manga japonais que j'affectionnais énormément. Puis vint le temps de nouvelles expériences. Des poèmes, des nouvelles, des essais... J'ai tenté tout ce qui était pensable jusqu'à parvenir à trouver ma branche, celle dans laquelle je me sentais vraiment bien : le roman. Parce que mes poèmes me paraissaient trop simples et dénués de style, les nouvelles me semblaient toujours trop courtes et que j'avais toujours quelque chose à ajouter, et les essais me mettaient mal à l'aise. Quant aux pièces de théâtre, je m'en suis lassée. Ma bande dessinée? C'était un plaisir personnel, je ne suis pas dessinatrice. Le roman est la forme qui me convient le mieux.

C'est à l'âge de 15 ans que j'ai débuté mon premier roman, renommé "Growing Antichrist". Il compte aujourd'hui 925 pages en grand format papier. Ce manuscrit a pris 6 années de ma vie, je le traînais absolument partout, et je rajoutais des paragraphes au gré de mon imagination, de mon ressenti du moment. Et il était tout bonnement hors de question que je m'en sépare. A dire vrai, la seule personne à avoir tenté de me le confisquer était un professeur (oui car j'écrivais aussi à l'école), et il n'a pas réussi, je ne laisserais jamais quiconque me le prendre. Ce roman est finalement devenu réel via un premier tome auto-édité le 14 novembre 2014 chez l'imprimeur que j'ai choisi (TheBookEdition), soit 14 ans jour pour jour après en avoir écrit la première page. Quatre autres volumes sont prévus, pour arriver à bout de cette histoire folle que j'ai inventée de bout en bout. Avant de me pencher sur ce travail-là, j'ai décidé d'auto-éditer une autre histoire, celle qui se cache derrière mon nom d'auteur.

Bloodwitch Luz Oscuria est née pour les besoins d'un jeu de rôle, puis il m'est apparu comme une évidence que c'est sous ce nom-là que je devais signer mes écrits. Tout comme j'ai auparavant signé de ce pseudonyme mes chroniques d'albums et autres interviews effectuées du temps où j'étais journaliste musicale. Je raconte les évènements vécus via ce jeu de rôle dans mon premier roman auto-édité, "Nuit sur Pandémonia". Nul besoin d'avoir connu l'univers dans lequel Bloodwitch est venue au monde pour pouvoir le lire, il s'agit d'un véritable roman.

Ecrire sous mon véritable nom? Je n'y ai absolument jamais pensé. Tout simplement car mon vrai nom est fait pour la vie réelle, cette vie dans laquelle l'imaginaire n'existe pas, cet univers qui nous oblige à garder les pieds sur terre. Mon nom d'auteur, c'est celui que je réserve pour mon monde à moi, et pour mon entourage. En résumé, j'écris parce que j'en ai besoin, c'est quelque chose de vital pour moi. Vivre sans écrire m'est inimaginable.

Extrait numéro 3 : La disparition des jumeaux

"La cérémonie d’adieu pour Woodstock put enfin avoir lieu au Temple, comme pour n’importe quel Pandémonien qui périssait, que ce soit au combat ou dans d’autres circonstances. Anteezia, le nouvelle Juge, y était présente malgré ses obligations. Elle était navrée de ce qui était arrivé à ce Vampire dont elle se sentait finalement assez proche, et trouvait normal de se déplacer pour lui rendre hommage.
     Hadès et Mercredi, quant à eux, prirent la décision de quitter Pandémonia dès la fin de la cérémonie. Vitchka, elle, était la plus meurtrie par la disparition de Woodstock. Du moins, c’est ce que chacun pensait. Aone, lui, crut qu’il était en train de faire un mauvais cauchemar, tout au long des discours qui furent prononcés en la mémoire de son défunt jumeau. Quand il ressortit du Temple, il prit une décision sur laquelle personne ne parviendrait à le faire revenir. Et c’est sans rien dire à personne qu’il se rendit jusqu’au plus haut bâtiment de Pandémonia. Le palais de l’Inquisition. Le toit.
     Ce n’est qu’une fois son corps tombé en contrebas que les Pandémoniens comprirent. Il s’était donné la mort, la vraie. Il n’avait pas réussi à digérer le suicide de son frère qui lui-même ne supportait plus le poids de son existence sans la mère de sa fille, c’est de cela qu’il parlait dans sa lettre. Aone venait de se supprimer lui-même pour rejoindre son jumeau, son double, celui sans qui il ne se voyait pas continuer à évoluer dans ce monde.
     Au moment où Woodstock avait mis fin à son existence, Nightwitch avait ressenti comme un coup de poignard reçu en plein cœur. Elle s’était demandé ce qui se passait jusqu’à ce qu’elle reçoive le courrier de son fils, et alors seulement, elle avait fait le rapprochement.
     Quand Aone s’éteignit, le même coup de poignard traversa instantanément les entrailles de Nightwitch. Elle ne se posa aucune question cette fois-ci, et quitta les bureaux du palais gouvernemental en toute hâte afin de chercher son autre fils. Elle en était persuadée, il lui était arrivé quelque chose. Quand elle découvrit le corps d’Aone, elle tomba à genoux d’impuissance devant lui.
     Un peu plus tard, c’est au Temple qu’elle se retrouva, agenouillée face à l’autel, sur lequel on avait déposé le cadavre de son fils. On ne pouvait pas tellement parler de dépouille finalement, le corps étant resté étonnamment intact malgré la chute qu’Aone s’était infligée, il ne présentait absolument aucune blessure. En perdant son jumeau, il s’était perdu lui-même, sa mère le comprit et multiplia les prières à la Divyne durant sa veillée.
     Elle était si envoûtée par ce qu’elle faisait, qu’elle ne vit pas le temps passer. Des minutes. Des heures. Des jours. Sans que rien ne se passe. Plus elle y réfléchissait, moins elle comprenait pourquoi Aone s’était donné la mort. Non, définitivement, il ne méritait pas ce qu’il s’était infligé.
     Quand soudain, à force de prières, elle reçut un signe. Au départ, elle crut qu’il s’agissait d’Ivy elle-même. Mais quand la lueur qui s’était mise à éclairer le corps de son fils se changea en une lumière aveuglante, Nightwitch douta. Et lorsqu’elle fut projetée à l’autre bout du Temple par une force invisible, elle se demanda face à quel type d’ennemi elle pouvait bien être, et elle commença à avoir peur.
     La peur. Un sentiment que les Vampires classiques ne connaissaient pas. Ils étaient même tellement intrépides qu’ils pouvaient se retrouver transformés en poussière en un rien de temps. Nightwitch, elle, connaissait bien la peur.
     Tout s’arrêta aussi vite que ce fut venu, et le silence redevint maître des lieux. Tout ? Presque. Une ombre fit son apparition au moment où Nightwitch se releva. La forme étant dans le contrejour, elle ne reconnut pas de suite l’identité de la personne qui se tenait debout devant elle, néanmoins c’était quelque chose d’humain."
 
Vous pouvez vous en procurer un exemplaire dédicacé en cliquant ICI.

Extrait numéro 2 : La fin des Lycans

"Nightwitch était désormais seule face à Ryder. Elle n'attendit pas plus longtemps pour tenter de le transformer en bloc de glace. Mais cela ne fonctionna pas, le Lycan semblait résister à la sorcellerie, et lorsqu'il se rendit compte qu’elle le manipulait depuis le début, il entra dans une rage folle. Il infligea un énorme coup de griffe au bras gauche de la Vampire, mais celle-ci pensait tellement fort à Valek qu'elle ne sentit pas la douleur. 
     Elle tendit ses deux bras en avant, malgré sa blessure, et créa un énorme trou dans le sol, cavité dans laquelle Ryder tomba. Il parvint à en remonter avec l'aide de ses griffes sur les parois, et lança un regard rouge de colère à Nightwitch.
     – Tu m'as eu une fois, tu ne m'auras pas deux fois, Vampire ! dit-il sur un ton enragé. 
     Il se jeta sur elle, toutes griffes dehors. Elle se protégea en s’entourant d'un mur de glace sur laquelle il s'écrasa lamentablement. 
     Quand il se releva, Nightwitch se mit à se concentrer encore davantage. Elle savait qu'elle pouvait gagner la maîtrise des éléments de l'air et de la foudre. Elle avait beaucoup étudié ces deux sujets, il était à présent temps qu'elle se serve de ces enseignements. Elle se concentra tellement fort qu'elle ne se rendit pas compte de suite que Ryder commençait à s'élever dans les airs. 
     Au moment où elle s'en aperçut, elle esquissa un sourire en coin. Elle sentit qu’elle était en train de gagner ce combat. Des nuages noirs commencèrent alors à s'agglutiner au-dessus du Lycan. Le vent se leva et se fit de plus en plus violent. Puis, un éclair monstrueux déchira le ciel et vint percuter Ryder en pleine face. Celui-ci s'écroula au sol. Il était totalement cramoisi. 
     Nightwitch s'approcha prudemment de lui, elle était méfiante car elle savait qu'il pourrait peut-être encore se relever. Mais il ne bougea plus. Alors elle sortit la dague en argent de Valek du fourreau de sa ceinture, et elle entreprit d'arracher les crocs du chef de ses ennemis jurés avec satisfaction. Elle rangea ensuite les dents une par une dans sa poche. 
     Elle ne leur réservait pas le même sort qu’à toutes les autres qu’elle avait collectionnées jusque-là. Celles-ci, elle allait en faire un feu de joie, pour fêter la fin de l’existence des Lycans en sphère Vampire. 
     Une fois son travail chirurgical terminé, elle disparut rapidement en entendant des grognements surgir derrière elle. Elle rentra donc rapidement chez elle, éreintée, blessée assez gravement au bras, mais satisfaite. Valek était vengé. Elle pouvait tourner la page. 
     La nuit suivante, alors qu’elle était au Phœnix à savourer un verre qu’elle pensait avoir bien mérité, l'un de ses collègues Ministres vint lui apprendre que la meute de Lycans avait quitté le territoire. Elle ne s'était pas attendue à un départ aussi rapide. Elle avait en effet réfléchi toute la journée à une possible invasion de la cité. 
     Elle avait par ailleurs prévu de se rendre au palais gouvernemental afin de s’entretenir avec Angelus pour mobiliser l’Armée Vampirique. Ce ne fut finalement pas nécessaire. En rentrant chez elle, elle prit les dents de Ryder du récipient dans lequel elle les avait rangé, se rendit dans le jardin derrière son manoir, les déposa au pied de l’arbre central, et les incendia d’une flammèche de feu. 
     Elle regarda la fumée s’élever dans les airs. Elle était en train de faire ses adieux à Valek. Chrysalid regardait la scène, dissimulé derrière une des fenêtres du manoir. Nightwitch était devenue très secrète pour lui, il savait qu’il n’obtiendrait aucune réponse s’il allait lui demander ce qu’elle était en train de faire. Aussi ne chercha-t-il en aucune façon à savoir ce qui se tramait dans le jardin. Il avait compris le mode de fonctionnement de sa protectrice. Si elle voulait qu’il ait connaissance d’une information, il lui était inutile de demander, ce serait elle qui viendrait la lui donner directement."
 
Vous pouvez vous en procurer un exemplaire dédicacé en cliquant ICI.

Extrait numéro 1 : L'arrivée à Pandémonia, fief des Vampires

"Au moment où elle arriva enfin aux portes de la cité, la Vampire vit qu'elles étaient gardées par deux Vampires lourdement équipés d'armes blanches, et dotés d’une armure apparemment bien solide. En la voyant arriver, ils brandirent leurs piques vers elle.
     – On ne passe pas ! lui dirent-ils en chœur sur un ton qui ne réclamait aucune réponse.
     Mais Nightwitch ne pouvait plus faire demi-tour, surtout pas après toutes les épreuves qu’elle avait traversées pour arriver jusque-là. 
     Elle leur expliqua qu'elle était une Vampire elle-même, que les deux enfants qui l’accompagnaient étaient les siens, et qu'elle arrivait de loin afin de rechercher protection pour eux ainsi que pour elle. Quand elle prononça le nom des Aphrosia, ils changèrent instantanément d'expression et la laissèrent entrer sans difficulté au sein de la cité, sans poser de questions supplémentaires. Valek lui avait conseillé de cacher ses origines, et c’est pourtant ce détail qui venait de lui permettre de passer les portes de Pandémonia.
     Nightwitch passa donc l’entrée de la cité, triomphante. Elle se retrouva face à une grande avenue, c’était le quartier marchand. Elle passa devant une boutique dont le panneau au-dessus de la porte indiquait « Magies et Ténèbres ». Le nom du propriétaire était écrit en-dessous, en plus petit. 
     « DeatH. Je me demande bien comment il peut être. Je ferai certainement sa connaissance à un moment ou à un autre. »
     Cette échoppe l’intéressait fortement, elle comptait bien s’y rendre quand elle serait ouverte, ce qui n’était apparemment pas le cas pour l’instant. A côté de ce commerce, elle trouva une herboristerie, tenue par une certaine Lux selon le panneau surplombant l’entrée. Un peu plus loin elle découvrit le Select, à priori la taverne du coin. Peut-être même la seule finalement, au vu de l’ambiance qui s’en échappait. 
     En effet, les personnes qui s’y trouvaient faisaient énormément de bruit, comme si toute une ville s’y était donnée rendez-vous. Ce fameux quartier marchand reliait l’entrée de Pandémonia, à une grande place d’où partaient cinq artères. Au milieu de cette place trônait un Temple dédié à Ivy, devant lequel Nightwitch s’arrêta quelques instants. Elle jeta un coup d’œil aux rues qui en émergeaient.
     Elle en avait assez vu pour l’instant, elle désirait continuer sa visite plus tard. Elle revint sur ses pas afin de retrouver le Select. Elle y entra, fourbue, et s'accouda timidement au bar. Le tavernier lui proposa un verre de sang frais qu'elle accepta volontiers, mais non sans surprise. 
     « Est-il possible qu'une taverne serve des verres de sang ? » 
     Puis elle se souvint. Elle était à Pandémonia, la seule et unique cité vampirique de la sphère, selon ce que Valek lui avait raconté. Elle ne trouverait ici que des Vampires et d'autres créatures dont la plupart des mortels ne soupçonnaient pas l'existence, des créatures telles que des Succubes et autres Lycans. 
     Il faut dire que la cité était dissimulée dans un endroit très reculé derrière la forêt des Abymes, que peu de monde osait traverser. Peu de mortels en connaissaient l’existence.
     Elle demanda au tavernier s’il disposait d’autre chose que de sang de mortel, dont il était sur le point de remplir le verre qu’il avait posé devant elle. Il lui donna toute une liste d’origines diverses et variées de sang dont il disposait. Sang d’Elfe, sang d’Ogre, sang de Farfadet, sang de Démon, il y en avait pour tous les goûts. Elle demanda du sang de rat. Le tavernier fut surpris, il était très rare qu’on lui fasse une pareille demande. 
     Il descendit dans les sous-sols du Select après avoir demandé à sa cliente de patienter un peu, puis remonta quelques secondes plus tard avec un verre de sang de rat. 
     – Mes excuses, dit-il, mais il est tellement rare que l’on me demande du sang de rat, je le garde dans les réserves pour qu’il ne s’abime pas.
     Nightwitch prit le verre en remerciant le tavernier, et lui donna quelques écus, avant de l’inviter à garder la monnaie qu’il allait lui tendre."
 
Vous pouvez vous en procurer un exemplaire dédicacé en cliquant ICI.