A propos de l'auteur

Mon histoire

J'ai dû naître avec un stylo et du papier dans les mains. En effet, dès mon plus jeune âge j'ai été attirée par le monde de l'écriture. Un univers dans lequel je pouvais imaginer tout ce qui me passait par la tête, un jardin secret au sein duquel toute idée folle me traversant l'esprit pouvait prendre forme, où l'imaginaire devenait presque réel à mes yeux. L'écriture, pour moi, est synonyme d'évasion. Ce que la vie ne permet pas, la littérature le réalise, et j'ai besoin de ça pour me sentir vivante.

Le premier auteur qui m'a plu est Molière. Ainsi, dès l'âge de 8 ans je me retrouvais à créer mes premières pièces de théâtre. D'un style fort maladroit, j'ai pourtant fait mes premières armes de cette manière. Le théâtre m'a tant suivi que durant mon adolescence, je m'y suis mise au sens propre. Et, forcément, je me suis dirigée vers des études littéraires. J'ai pu découvrir ainsi de nouveaux coups de coeur tels que Baudelaire pour la poésie, Jean Giono pour le roman, Nietzsche pour la philosophie... mais aussi Victor Hugo, la Comtesse de Ségur ou George Orwell. Et plus récemment, Anne Rice ou encore Stephen King.

Durant mon adolescence, j'ai élaboré une bande dessinée, que j'imaginais comme une suite à un manga japonais que j'affectionnais énormément. Puis vint le temps de nouvelles expériences. Des poèmes, des nouvelles, des essais... J'ai tenté tout ce qui était pensable jusqu'à parvenir à trouver ma branche, celle dans laquelle je me sentais vraiment bien : le roman. Parce que mes poèmes me paraissaient trop simples et dénués de style, les nouvelles me semblaient toujours trop courtes et que j'avais toujours quelque chose à ajouter, et les essais me mettaient mal à l'aise. Quant aux pièces de théâtre, je m'en suis lassée. Ma bande dessinée? C'était un plaisir personnel, je ne suis pas dessinatrice. Le roman est la forme qui me convient le mieux.

C'est à l'âge de 15 ans que j'ai débuté mon premier roman, renommé "Growing Antichrist". Il compte aujourd'hui 925 pages en grand format papier. Ce manuscrit a pris 6 années de ma vie, je le traînais absolument partout, et je rajoutais des paragraphes au gré de mon imagination, de mon ressenti du moment. Et il était tout bonnement hors de question que je m'en sépare. A dire vrai, la seule personne à avoir tenté de me le confisquer était un professeur (oui car j'écrivais aussi à l'école), et il n'a pas réussi, je ne laisserais jamais quiconque me le prendre. Ce roman est finalement devenu réel via un premier tome auto-édité le 14 novembre 2014 chez l'imprimeur que j'ai choisi (TheBookEdition), soit 14 ans jour pour jour après en avoir écrit la première page. Quatre autres volumes sont prévus, pour arriver à bout de cette histoire folle que j'ai inventée de bout en bout. Avant de me pencher sur ce travail-là, j'ai décidé d'auto-éditer une autre histoire, celle qui se cache derrière mon nom d'auteur.

Bloodwitch Luz Oscuria est née pour les besoins d'un jeu de rôle, puis il m'est apparu comme une évidence que c'est sous ce nom-là que je devais signer mes écrits. Tout comme j'ai auparavant signé de ce pseudonyme mes chroniques d'albums et autres interviews effectuées du temps où j'étais journaliste musicale. Je raconte les évènements vécus via ce jeu de rôle dans mon premier roman auto-édité, "Nuit sur Pandémonia". Nul besoin d'avoir connu l'univers dans lequel Bloodwitch est venue au monde pour pouvoir le lire, il s'agit d'un véritable roman.

Ecrire sous mon véritable nom? Je n'y ai absolument jamais pensé. Tout simplement car mon vrai nom est fait pour la vie réelle, cette vie dans laquelle l'imaginaire n'existe pas, cet univers qui nous oblige à garder les pieds sur terre. Mon nom d'auteur, c'est celui que je réserve pour mon monde à moi, et pour mon entourage. En résumé, j'écris parce que j'en ai besoin, c'est quelque chose de vital pour moi. Vivre sans écrire m'est inimaginable.