Extrait numéro 1 : Une nuit étrange

"C’est à ce moment que tout bascula à nouveau. Les lumières s’éteignirent d’un seul coup comme la veille, il fit tellement noir que l’on n’y voyait plus rien. Silvana interpella sa demi-sœur pour lui demander de la rejoindre, mais elle n’obtint pas de réponse. Elle fit tout d’abord le tour de la pièce à l’aveuglette, mais elle dut se rendre à l’évidence, Hortense avait disparu. Elle tenta donc de rejoindre l’escalier sans trop se cogner, pensant que sa demi-sœur était peut-être déjà montée à l’étage. Elle finit par retrouver les marches au bout d’une bonne demi-heure de tâtonnements. Elles n’avaient pas disparu, ou elles n’en avaient pas eu le temps. La jeune fille commença à grimper les marches à quatre pattes pour ne pas faire de bruit. Ne sachant à quoi s’attendre, elle préférait se faire discrète.

Arrivée à l’étage, elle ouvrit la porte de la chambre et appuya sur l’interrupteur. Pas de lumière, bien entendu, elle n’aurait pas dû s’attendre à ce qu’elle s’allume. Elle appela Hortense, qui ne répondit pas. Elle se mit alors à ramper jusqu’à son lit, tout en pensant à sa demi-sœur, et elle plongea entre ses draps dès qu’elle les atteignit, afin d’essayer de dormir.

Mais, tout comme la nuit précédente, des bruits inquiétants troublaient le silence dès qu’elle fermait les yeux. La différence avec la veille, c’est que Silvana était maintenant toute seule. Après un bruit soudain auquel elle ne s’attendait pas, un réflexe la fit se redresser sur son lit, ce qui eut pour effet de faire taire toute sonorité alentours. On aurait dit que quelque chose ou quelqu’un surveillait le moindre de ses faits et gestes, et agissait en conséquence.

Quand la jeune fille s’allongea à nouveau, l’ambiance si oppressante de la maison reprit de plus belle, avec ses manifestations sonores qui la dérangeaient tant. Néanmoins, elle prit la décision de ne pas y prêter attention et de tenter de s’endormir malgré cela, oubliant qu’elle disposait de deux briquets au fond de la poche de son jean. Briquets qui lui auraient été bien utiles pour vérifier d’où tous ces bruits pouvaient bien venir. Elle était tellement paniquée qu’elle n’y avait pas pensé.

Quand elle rouvrit les yeux le lendemain, et cela était à prévoir, tout était redevenu normal. Il était dix heures selon son réveil, elle avait réussi à faire une grasse matinée malgré la peur panique qui s’était emparée d’elle la veille. Soudain, elle repensa à sa demi-sœur : qu’était devenue Hortense ?"

Vous pouvez vous en procurer un exemplaire dédicacé en cliquant ICI.