Extrait numéro 1 : L'arrivée à Pandémonia, fief des Vampires

"Au moment où elle arriva enfin aux portes de la cité, la Vampire vit qu'elles étaient gardées par deux Vampires lourdement équipés d'armes blanches, et dotés d’une armure apparemment bien solide. En la voyant arriver, ils brandirent leurs piques vers elle.
     – On ne passe pas ! lui dirent-ils en chœur sur un ton qui ne réclamait aucune réponse.
     Mais Nightwitch ne pouvait plus faire demi-tour, surtout pas après toutes les épreuves qu’elle avait traversées pour arriver jusque-là. 
     Elle leur expliqua qu'elle était une Vampire elle-même, que les deux enfants qui l’accompagnaient étaient les siens, et qu'elle arrivait de loin afin de rechercher protection pour eux ainsi que pour elle. Quand elle prononça le nom des Aphrosia, ils changèrent instantanément d'expression et la laissèrent entrer sans difficulté au sein de la cité, sans poser de questions supplémentaires. Valek lui avait conseillé de cacher ses origines, et c’est pourtant ce détail qui venait de lui permettre de passer les portes de Pandémonia.
     Nightwitch passa donc l’entrée de la cité, triomphante. Elle se retrouva face à une grande avenue, c’était le quartier marchand. Elle passa devant une boutique dont le panneau au-dessus de la porte indiquait « Magies et Ténèbres ». Le nom du propriétaire était écrit en-dessous, en plus petit. 
     « DeatH. Je me demande bien comment il peut être. Je ferai certainement sa connaissance à un moment ou à un autre. »
     Cette échoppe l’intéressait fortement, elle comptait bien s’y rendre quand elle serait ouverte, ce qui n’était apparemment pas le cas pour l’instant. A côté de ce commerce, elle trouva une herboristerie, tenue par une certaine Lux selon le panneau surplombant l’entrée. Un peu plus loin elle découvrit le Select, à priori la taverne du coin. Peut-être même la seule finalement, au vu de l’ambiance qui s’en échappait. 
     En effet, les personnes qui s’y trouvaient faisaient énormément de bruit, comme si toute une ville s’y était donnée rendez-vous. Ce fameux quartier marchand reliait l’entrée de Pandémonia, à une grande place d’où partaient cinq artères. Au milieu de cette place trônait un Temple dédié à Ivy, devant lequel Nightwitch s’arrêta quelques instants. Elle jeta un coup d’œil aux rues qui en émergeaient.
     Elle en avait assez vu pour l’instant, elle désirait continuer sa visite plus tard. Elle revint sur ses pas afin de retrouver le Select. Elle y entra, fourbue, et s'accouda timidement au bar. Le tavernier lui proposa un verre de sang frais qu'elle accepta volontiers, mais non sans surprise. 
     « Est-il possible qu'une taverne serve des verres de sang ? » 
     Puis elle se souvint. Elle était à Pandémonia, la seule et unique cité vampirique de la sphère, selon ce que Valek lui avait raconté. Elle ne trouverait ici que des Vampires et d'autres créatures dont la plupart des mortels ne soupçonnaient pas l'existence, des créatures telles que des Succubes et autres Lycans. 
     Il faut dire que la cité était dissimulée dans un endroit très reculé derrière la forêt des Abymes, que peu de monde osait traverser. Peu de mortels en connaissaient l’existence.
     Elle demanda au tavernier s’il disposait d’autre chose que de sang de mortel, dont il était sur le point de remplir le verre qu’il avait posé devant elle. Il lui donna toute une liste d’origines diverses et variées de sang dont il disposait. Sang d’Elfe, sang d’Ogre, sang de Farfadet, sang de Démon, il y en avait pour tous les goûts. Elle demanda du sang de rat. Le tavernier fut surpris, il était très rare qu’on lui fasse une pareille demande. 
     Il descendit dans les sous-sols du Select après avoir demandé à sa cliente de patienter un peu, puis remonta quelques secondes plus tard avec un verre de sang de rat. 
     – Mes excuses, dit-il, mais il est tellement rare que l’on me demande du sang de rat, je le garde dans les réserves pour qu’il ne s’abime pas.
     Nightwitch prit le verre en remerciant le tavernier, et lui donna quelques écus, avant de l’inviter à garder la monnaie qu’il allait lui tendre."
 
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